• Prologue

     

    Prologue
    « Arrêtez le mal  avant qu'il n'existe ; calmez le désordre avant qu'il n'éclate. » - Lao-Tseu

    Plus rien. C’est la manière dont on pourrait parler de l’époque dans laquelle je vis. Le monde d’avant, c’était le paradis comparé à ce que nous vivons aujourd’hui. Les générations passées, insouciantes et ridiculement avares, vivaient dans l’ignorance et la luxure. Et c’est cette ignorance qui a mené notre monde vers sa propre destruction. Ne faisons rien pour aider l’humanité. Laissons les autres le faire à notre place! C’est ce que ça donne, de faire les cons. Maintenant, c’est nous qui devons payer le prix de votre bêtise et de votre stupidité.

    Je regardais le dernier avion partir avec un pincement au cœur. Je venais de manquer ma dernière chance de partir avec ma famille vers un monde meilleur. Un monde artificiel qui serait à nouveau souillé par l’humain. Finalement, j’étais peut-être mieux de rester sur terre.

    « Rien ne sera plus jamais comme avant, ai-je dit, détournant le regard de l’appareil qui prenait la direction du ciel infini, vers les hautes plateformes.

    Je m’appelle Ann. J’ai 20 ans. La raison pour laquelle moi, comme quelques autres fous, sommes restés ici sur terre et inconcevable. Je suis maintenant coincée sur la surface terrestre appelée le « Monde d’en-dessous ». Ces gens et moi, on est resté ici pour la seule et unique justification que nous étions les seuls volontaires pour veiller à ce que ce qui se passe sur terre reste sur terre, si vous voyez ce que je veux dire. Notre escouade s’appelle le M-DED et notre mission, c’est de jouer à la police sur une planète presque totalement déserte. Le job le plus pourri du monde, quoi. Vous l’aurez deviné. Je n’ai aucunement envie d’être ici. Pourtant, je n’ai pas le choix et je compte mener à terme cette mission ou mourir en la faisant. Car c’est sûrement ce qui m’attend. La mort.

    - Allez, Ann, un peu de positivisme! S’est exclamé Nate en s’approchant de moi avec un immense sourire. On va survivre!

    Nate, c’est mon meilleur ami. C’est un peu à cause de lui que je me retrouve ici. Premièrement parce que je refuse catégoriquement de le laisser aller se battre tout seul, et deuxièmement parce que, de toute façon, il m’avait déjà inscrite sur la liste des soldats avant que je ne prenne ma décision. Pourtant, je ne lui en veux pas…Ou peut-être moins que lorsqu’il est venu me l’annoncer en cognant à ma porte en plein milieu de la nuit.

    - Quant à moi, on est déjà tous morts. »

    Ça, c’était Spike. Un des « autres fous » dont je parlais. Il était exactement dans la même situation que moi. Il était obligé de rester sur terre puisqu’il avait été arrêté quelques mois plus tôt pour un crime dont je ne voulais pas savoir l’origine, mais dont la peine était de se joindre à l’équipe. Quelle ironie. Même si je comprenais parfaitement les motifs de son attitude, je n’ai pas pu m’empêcher de lui lancer un regard noir, comme tous les autres qui restaient sur le quai d’embarquement entant que membres du M-DED. En tout, on était environ huit dans cette escouade. Et les huit personnes que nous étions, sans exception, avons été plutôt surprises lorsqu’un coup de sifflet a retenti. Par réflexe, on s’est tous mis en rang, appréhendant ce qui allait se produire avec nervosité. Je crois que c’est maintenant que la description s’impose. Je ne connaissais que très peu de caractéristiques des gens qui m’entouraient. Pourtant, j’avais déjà l’impression que cohabiter avec eux serait tout un sport. En ordre, dans la ligne, il y avait :
    - Nate, le garçon le plus vieux du groupe, du moins, en âge réel. Il a tendance à être un peu naïf, mais est surtout très téméraire et plutôt enjoué. Il a un leadership pas mal impressionnant, arrivant à rendre des trucs qui pourraient être complètement anodins vraiment intéressants. Il sait aussi assez bien utiliser le sarcasme. Ses cheveux sont brun chocolat avec des mèches plus foncées, plutôt longs pour un garçon. Ses yeux sont d’un vert qui a tendance à tirer un peu sur le brun. Il est grand, trop, selon moi, et pas trop musclé mais pas un torchon non plus. Il s’est autoproclamé chef et pourtant, personne n’a exprimé l’envie de remettre en cause cette décision même si il est peu apprécié de certains membres du groupe.
    - Spike, un des garçons de l’escouade qui s’attire le plus de problèmes. C’est quelqu’un qui, plus jeune, était du genre à vouloir attirer l’attention sur lui en faisant des choses dangereuses qui sortaient du commun. Ça a marché, je pense. Mais pas pour les bonnes raisons. À moins que d’être reconnu comme le garçon qui s’est cassé le plus d’os du corps de l’école était son but. Son humour un peu singulier consiste à placer des phrases très intelligentes dans des circonstances plutôt hors contexte. Il a la parole facile, ce qui est bien, mais il assomme un peu les gens avec sa culture générale. Ses cheveux sont noirs, très sombres, parsemés de petites mèches blondes et son regard est noir comme le jais. Il a en permanence sur son épaule un rat que je me plais à appeler Robin – comme l’acolyte de Batman, même si ce n’est pas son véritable nom.
    - May, c’est une fille de mon âge, lunatique et souvent perdue dans son monde. Elle rêvait d’être dessinatrice, avant, et de créer des décors de jeux vidéo. Pourtant, elle était loin de se douter qu’elle allait atterrir ici. Elle aussi a un humour plutôt étrange qui, malheureusement, me fait moyennement rire puisqu’il s’agit de parler d’elle et de ses exploits. Peu accessible comme humour puisqu’il ne rejoint pas tout le monde. Mais elle est plutôt intéressante, dans sa manière de voir toujours le bon côté des choses et d’avoir des idées originales. Elle aime beaucoup prendre des photos de tout ce qu’elle voit, ce qui est très bon pour prendre en note tous les petits détails. Elle se décrit toujours comme étant disproportionnée mais moi je trouve qu’elle est bien normale. Selon moi, tant qu’on n’a pas un bras dans le front, on est normal. Elle a de longs cheveux châtains avec des mèches blondes et elle a un regard d’un bleu très profond.
    - Mady – ou Mad – est une fille du groupe dont la spécialité est de crocheter les serrures, détruire les systèmes de sécurité sur le terrain et de repérer les caméras et les détecteurs de mouvements. C’est un maître dans l’art de s’infiltrer sans attirer l’attention. Pourtant dans la vie, elle sait se faire remarquer. Elle est du genre à s’adapter facilement et est plutôt sociable. Elle est plutôt forte aussi au niveau des connaissances générales et semble se débrouiller assez bien par elle-même. Il parait que son véritable nom, celui écrit dans son registre de naissance, c’est Madagascar, parce que ses parents aimaient beaucoup l’endroit. Elle a un teint plus foncé que la plupart des membres de l’escouade, comme si elle avait un bronzage permanent. Je l’envie un peu, moi qui pâli au soleil au lieu de bronzer. Ses cheveux sont brun foncé, ondulés et ses yeux sont de la même couleur. « Petite mais sympathique » c’est la manière dont elle se décrit.
    - Kyle, un garçon esclave de la technologie. Et je pèse mes mots. C’est un vrai rat de laboratoire et il est vraiment calé en technologie. C’est un vrai pro pour gérer tous les ordinateurs, les systèmes de sécurité qu’il faut neutraliser en infiltrant un système informatique, tout ça quoi. Étrangement, c’est lui qui a manifesté le désir de rester sur terre, ce qui prouve qu’il a une très forte détermination. Un peu maladroit, il ne sait jamais trop où se placer mais il nous est indispensable pour sa vivacité d’esprit et sa réponse à tous les petits problèmes ridicules de la vie. Il a l’habitude de froncer tout le temps les sourcils quand il est à fond dans une réflexion. Bien loin du petit aux cheveux gras à lunettes, il est assez grand, au teint pâle. Il a les yeux d’un bleu vraiment intense et les cheveux blonds avec des petites mèches rousses.
    - Yan est un autre garçon. Et oui. Mais on l’aime quand même. Il n’est pas nécessairement petit de taille mais petit d’esprit. Il est doué en communication radio et a une certaine expérience en explosifs et en maniement du feu à cause des nombreuses fois où il a essayé d’incendier son école. Il a de la difficulté à s’exprimer et ne le fait pas souvent, ce qui est dommage puisqu’il a parfois de bonnes idées, même si elles sont parfois un peu trop radicales. Son caractère est, comme vous le remarquerez au fil des pages, légèrement – beaucoup – drastique. Il a cette petite – grosse – manie de se prendre pour Dieu mais on sait qu’il sera toujours là si on a besoin d’aide. Ses cheveux sont noirs avec des mèches grises, souvent cachés sous une casquette, et ses yeux sont brun foncé.
    - Saya est une fille au tempérament bien changeant. Très polyvalente, elle est douée dans plusieurs domaines. Mais celui dans lequel elle excelle le plus, c’est définitivement celui de faire parler les gens, sous la menace, si nécessaire. Elle est vraiment douée pour soutirer de l’information aux gens. Elle est du genre à perdre patience très facilement mais elle sourit toujours et c’est plutôt plaisant. C’est elle qui est chargée de veiller au bon fonctionnement du groupe et, généralement, ça marche, parce qu’elle est toujours de très bonne humeur. À ce que j’ai entendu, elle a une très jolie voix et n’hésite pas à fredonner lorsqu’elle est heureuse. Fille par excellence, elle est du genre à vouloir que tout fonctionne parfaitement. Elle a une longue tignasse noire et des yeux d’un bleu très pâle, presque gris.
    - Et finalement, moi, Ann. Je suis quelqu’un de plutôt maussade, dans la vie. J’ai tendance à être une vraie maniaque de l’ordre et du rangement. Je suis quelqu’un qui aime le confort, qui aime la simplicité et la chaleur. C’est pourquoi j’aime beaucoup cuisiner. Ma spécialité, dans la vie, c’est de réfléchir. En effet, j’aime beaucoup poser des questions, échafauder des plans, résoudre des énigmes avec de la logique. Ça me plait, tout ça. Je suis quelqu’un qui se pose aussi beaucoup trop de questions et qui devrait apprendre à foncer tête baissée dans les situations où il faut vraiment prendre une décision rapidement mais j’en suis incapable. Je suis petite, moi aussi, comparée aux garçons. J’ai les cheveux auburn, avec des mèches d’un brun très foncé et j’ai les yeux bleu/gris, un peu ternes, dont la couleur varie selon ce que je porte.

    On était là, tous alignés, stressés, mal à l’aise. Nous n’osions faire aucun mouvement, de peur que l’homme qui se tenait devant nous ne nous explose au visage. Beurk, même  l’image mentale était dégoûtante. On aurait dit un gros gorille poilu et imposant, au regard sévère qui, même s’il était laid et ridicule, ne donnait pas envie de s’y frotter. Il restait là, silencieux, à nous fixer comme si on était des mannequins dans la vitrine d’une boutique, comme si on n’avait rien de mieux à faire que de rester debout, droits comme des piquets. C’est Spike et Kyle qui lâchèrent les premiers, incapables de garder la position plus longtemps. On reconnaissait là leur endurance. Essoufflés, demandant tout deux à un certain intervalle de différence si toute cette histoire n’était qu’un test. Ils comprirent bien vite que, si c’en était un, ils venaient de l’échouer lamentablement.

    Et c’est à ce moment que le gorille a décidé de prendre la parole. Je voyais bien dans son regard qu’il nous toisait comme une bande d’incompétents. Je l’imaginais bien dire quelque chose comme : ‘Quoi? C’est cette petite bande de mauviettes qui va assurer la sécurité des Hautes Plates-formes?’ Quelque chose de vraiment méchant, ce qui nourrissait la méprise que j’avais à son égard. Pourtant, il s’est contenté de nous donner nos premières directives, essayant d’oublier le fait que nous n’avions pas l’air de posséder le moindre professionnalisme.

    « Vous avez un chef d’équipe, n’est-ce pas? A-t-il commencé avec sa voix rauque et étouffée. Et bien qu’il s’avance, que je vois de qui il s’agit. »

    Pendant un moment, les autres ses sont regardés entre eux, essayant de convaincre quelqu’un de s’avancer, mais on savait déjà qui allait faire le premier pas. Nate, qui bien sûr avait toujours eu le tempérament du fonceur déterminé, a levé un pied et l’a posé un pas plus loin, sortant de la rangée formée par ses coéquipiers. Paniqués à l’idée de n’avoir que lui comme chef d’équipe, ce mec dont ils n’avaient pratiquement jamais entendu parler et qui se croyait déjà chef de la bande, les autres se sont presque relayés pour me pousser en avant, comme si j’étais la seule personne qui pouvait les sauver. Ce qui était loin d’être le cas, puisque je n’étais qu’une fille parmi tant d’autres et que je n’avais aucune compétence de plus que les autres membres de l’équipe. Malgré mes protestations, je n’ai eu d’autre choix que de me retrouver en avant aussi, aux côtés de Nate, qui me regardait avec un air complètement incrédule. L’homme aussi, semblait être surpris que deux personnes plutôt qu’une se retrouvent à l’avant. Il s’est alors approché de moi, qui ne savais pas du tout comment réagir et il est resté là, à deux centimètres de mon visage, à me fixer avec dans les yeux le même mépris que je lui portais.

    - Tch. On laisse les femmes devenir chef d’équipe, maintenant? A-t-il demandé à l’intention de Nate, qui n’osait rien répondre.
    - S’il-vous-plait, Ai-je demandé d’un ton cassant pour mettre fin à toute discussion inutile, pourriez vous garder vos commentaires désobligeants pour vous et nous livrer la mission avant que je perde patience?
    - J’aimerais vous parler seuls à seuls. Sans la bande de guignols, si possible, a rétorqué l’homme méchamment.

    Même si j’étais vraiment indignée par cette réplique, j’ai préféré garder le silence. Étrangement, alors que tout le monde aurait du rester là, bien droit, sans broncher pour montrer à cet imbécile que nous étions loin d'être une bande de clowns comme il le laissait paraitre, les autres ont rompu les rangs pour vaguer à d'autres occupations. Des occupations qui n'impliquaient pas de devoir faire face à cet homme dégoûtant. Lorsque le dernier des membres de l'escouade est parti, l'homme a commencé à marcher en cercle autour de nous. Comme un scanner qui analyse toute imperfection, il semblait prendre note de tous nos petits défauts physiques sans mot dire. Je sentais son regard se promener sur moi avec dédain, comme s'il croyait que je n'avais vraiment pas ma place dans les rangs de l'escouade, et surtout pas comme chef d'équipe. Il s'est arrêté finalement à nouveau devant nous. L'épreuve était interminable. Je sentais Nate bouillonner à côté de moi. J'étais consciente qu'il n'avait qu'une seule envie, celle de le tuer, sans aucun remord. Je le voyais caresser du bout des doigts le revolver qu'il cachait sous son blouson, luttant tant bien que mal contre la pulsion. J'ai reporté mon attention sur le gorille ambulant. Celui-ci semblait prêt à prendre la parole.

    « Comme vous devez vous en douter, je suis un des représentants des hautes plateformes. Un messager, pour être plus précis. Je suis en charge de garder contact avec vous durant toute la durée de votre mission afin de vous transmettre les instructions du nouveau monde.
    - Nous avons quelqu'un ici qui peut très bien servir d'intermédiaire entre notre monde et le vôtre, ai-je fini par dire, peu convaincue des compétences de cet homme et surtout de son utilité à la mission.

    Le regard noir que l'homme m'a alors jeté m'a fait froid dans le dos. Je voyais bien, à la manière dont il me fixait, qu'il ne me portait pas dans son cœur. Et c'était réciproque. Même sans le connaître, même sans savoir ce qu'il était vraiment, je m'autorisais à croire que ce qu'il y avait à l'intérieur n'était pas si différent de ce qu'il y avait au dehors. Il semblait peu patient. Je le vis à sa manière de me toiser comme s'il allait me sauter au visage. L'homme s'est approché de moi avec un air sévère et, lorsqu'il est arrivé à ma hauteur, il a sifflé entre ses dents quelque chose comme:

    - Vous savez que vous êtes insolents, vous, les jeunes d'aujourd'hui?
    - Seulement envers les gens qui sont insolents avec nous, ai-je dis avec un air triomphant.

    J'ai jeté un nouveau coup d'oeil à Nate, assez satisfaite de ma réplique. Pourtant, celui-ci m'a avisé de me tenir tranquille. Il ne fallait tout de même pas entrer en guerre avec les Hautes Plateformes avant même d'avoir commencé la mission. Je n'ai pas trop eu le temps d'y penser car soudainement, l'homme a enserré mon poignet avec sa main de géant, ne me laissant aucune échappatoire. J'avais beau être plutôt futée, je n'était pas de taille contre un mastodonte de ce genre. Les hostilités commençaient.

    - Sachez jeune fille que je pourrais ne faire qu'une bouchée de vous et de vos petites phrases à la con. Je me fiche de savoir qui vous êtes, quel âge vous avez et ce que vous fichez entant que chef d'équipe alors que vous n'êtes qu'une pitoyable femme. Mais je ne supporterai pas qu'on se moque de moi!

    L'homme a levé la main, prêt à me frapper, une rage nouvelle enflammant son regard. J'ai fermé les yeux, essayant de me préparer au choc de la gifle mais je ne l'ai jamais sentie arriver. Surprise, J'ai ouvert les yeux, pour voir ce qu'il en advenait. Le spectacle qui se déroulait devant moi était presque plaisant à regarder, quoi qu'un peu troublant. Le mastodonte, stoppé en plein milieu de son geste, se retrouvait avec un fusil collé sur la tempe gauche. Nate, main crispée sur la crosse de l'arme, le regardait de haut avec un air que je ne lui connaissais pas, plein de fureur et de colère.

    - Ça suffit, maintenant, a-t-il dit après un moment à garder la pose. Peut-être ma coéquipière a-t-elle été insupportable envers vous, mais celle-ci est d'abord et avant tout ma meilleure amie. Alors je ne laisserai pas un chimpanzé dans votre genre l'insulter quant au fait qu'elle soit une femme et encore moins lever la main sur elle. C'est compris?
    - C-c'est compris, a glapit l'homme, soudainement vulnérable.

    Nate a attendu un peu, méfiant, puis, il a retiré son arme regardant l'immense homme s'enfuir en courant. Il courait, lourdement puisque son poids ne lui permettait pas de se déplacer rapidement, ses pas résonnant contre le sol dur et plat. J'ai alors regardé mon meilleur ami avec un air surpris.

    - Tu vas le laisser partir sans rien faire? Ai-je demandé.
    - Non, a-t-il répondu simplement avec un haussement d'épaule.

    J'ai reporté  mon attention sur l'homme qui courait vers la navette qui le ramènerait vers les Hautes Plateformes et alors, on a entendu une détonation. Je me demande bien qui aurait pu ne pas l'entendre, en fait. Nate venait de tirer et regardait, satisfait, la balle qui est allée se ficher directement dans la tête du messager. Son corps s'est alors lourdement affalé au sol, inerte,dans un bruit sourd. Le messager n'était plus. Dans le  paysage gris, morne et triste, une nouvelle couleur faisait son apparition. Le rouge du sang.
    <o:p></o:p>


  • Commentaires

    1
    injektileur
    Mercredi 19 Mai 2010 à 05:00
    ^^
    la suite, donc, la suite, ça me plaît
    8)
    la situation est un peu étrange, mais je sais que c'est voulu de ta part
    lol tant mieux pour nous
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